Abstract
La religion a perdu son exclusivité définitionnelle en raison de changements sociaux et culturels qui ont réduit la distance entre le sacré et le profane. Aujourd'hui, être ``croyant'' peut aussi bien désigner le fait d'aller régulièrement à l'église ou au temple que celui d'assister à des matches de football ou de suivre des cours de tai-chi. Toutefois, les ``activités spirituelles'' sont en nombre croissant et le souci du développement spirituel ne se dément pas. Ce paradoxe souligne un dilemme émergeant du moi: le moi peut-il continuer à revendiquer le caractère sacré de ses constructions institutionnelles tout en cherchant à renforcer son propre champ spirituel? C'est dans le contexte du réenchantement que ce dilemme trouve sa solution. Le fait que le charisme se soit libéré des institutions religieuses alimente le réenchantement, au point que la religion semble imploser sous les auspices d'une insistance constante sur l'expérience individuelle. Dans ce contexte, le sacré ne correspond pas nécessairement à la signification conventionnelle de la religion, dès lors que la subjectivité est devenue un élément central de la connaissance du divin plutôt que d'être inféodée aux structures de la religion.
Religion has lost its definitional exclusiveness because of social and cultural changes that have reduced the distance between the sacred and secular. To be religious today can mean regular church or temple attendance as well as going to football matches or tai chi classes. Yet spiritual activities are increasing and concern with spiritual development has not subsided. This paradox points to an emerging dilemma of the self, i.e. can the self continue to claim the sacred-ness of its institutional constructions as well as seeking to empower its own domain of spirituality? But it is in the context of re-enchantment that this dilemma is being worked out. The freeing of charisma from religious institutions is fuelling re-enchantment to the extent that religion seems to be imploding under the auspices of an unrelenting insistence on self-experience. In this context, the sacred is not necessarily equivalent to the conventional meaning of religion since subjectivity has become central to knowing or approaching divinity rather than being subsumed by the structures of religion.
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